John Waters: A Divine Encounter Cinéma

John Waters au LUFF, c'est une sélection de quatre de ses films les plus emblématiques, une carte blanche et le point d'orgue de cette divine rencontre: son one-man show «This Filthy World».

Né en 1946, Waters passe par l'école catholique avant d'entamer des études de cinéma qu'il abandonne rapidement. Cinéphile obsessionnel, il cultive une fascination pour les films décalés. Ses inspirations sont des cinéastes marginaux tels Russ Meyer ou HG Lewis, des artistes classiques comme Ingmar Bergman, ou «Le magicien d'Oz» (1939), l'un des premiers films qu'il vit sur grand écran. Avec sa troupe, les Dreamlanders, il tourne son premier court en 1964, «Hag In A Black Leather Jacket», qui ne connut qu'une seule projection. Il aligne alors des œuvres provocatrices comme «Mondo Trasho» (1969) ou «Multiple Maniacs» (1970), pour la plupart devenues introuvables pour des raisons de droits musicaux. En 1972, il attire l'attention et marque l'histoire du 7e art de son empreinte avec «Pink Flamingos», un «crime», selon ses propres mots, qui devint l'un des titres emblématiques des Midnight Movies.